Croissants : vers un label « tradition » ?

 Article précédent Article suivant 
posté le 15 Juin 2018 / par Pousstronic

Le croissant : on l’aime, on l’adore ! Mérite-t-il d’être labellisé « tradition française » ou non ? Certains professionnels pensent qu’il est grand temps de penser à protéger cette viennoiserie issue de la tradition française. En effet, de plus en plus de boulangerie-pâtisserie proposent aujourd’hui un croissant élaboré la plupart du temps de manière industrielle.

Un boulanger niçois : le précurseur du label « tradition » pour les croissants

L’idée a tout d’abord émergé dans la tête de Frédéric Roy, boulanger-pâtissier à Nice. En effet, c’est lui qui a lancé la lutte pour l’obtention d’un label « tradition » pour les croissants. Il a notamment fait un appel au Premier ministre sur l’importance de cette consécration afin de protéger ces produits de la fabrication industrielle.

Cela fait plusieurs années qu’il passe 5 heures chaque matin pour préparer ses croissants et pains au chocolat, comme le veut la tradition française. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises et boulangers se contentent de réaliser leurs croissants de manière industrielle, en ajoutant des additifs et sans prendre compte la recette traditionnelle. Beaucoup de professionnels s’inquiètent, en effet, de voir un jour leurs petits-enfants consommer uniquement des produits fabriqués industriellement, sans connaître le goût authentique et naturel d’un croissant.

Comme le label « tradition » existe pour la baguette, le croissant le mérite aussi d’après le boulanger Niçois et beaucoup de boulangers artisanaux soutiennent cette idée.

Label tradition pour préserver la qualité des croissants

Qui dit label « tradition » dit « croissant naturel et préparé selon la tradition française ». Les produits qui bénéficient de ce label doivent faire l’objet d’un rigoureux contrôle. Ils ne peuvent pas contenir d’additifs. Ils doivent également être fabriqués à base de farine de tradition et de beurre AOP. La cuisson et la préparation doivent, par ailleurs, se faire sur place. Ce label s’avère indispensable pour préserver la qualité des produits proposés aux clients. Cela est d’ailleurs nécessaire pour faire face à la hausse des prix des ingrédients, notamment, celui du beurre. Le gouvernement n’a donné aucune réponse à la lettre de Frédéric Roy. Mais sa lutte semble être compliquée, surtout vis-à-vis de la confédération des boulangers de France qui lui propose une autre option : la charte viennoiserie maison. Cependant, le boulanger-pâtisserie ne compte pas baisser les bras.

Laissez un commentaire



commentaires