La fascinante histoire du pain français

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posté le 18 Mai 2019 / par Publika Dev

Le pain est un aliment qui fut créé il y a plusieurs milliers d’années. Il est indissociable de l’histoire de la France et y a souvent joué un rôle majeur. Étant aujourd’hui un véritable symbole de la gastronomie française, le pain accompagne la plupart des mets français. Il est dégusté à chaque repas, allant du petit-déjeuner au dîner.
 

Le pain au Moyen-âge : un aliment incontournable pour la population


 
Au Moyen-âge, la fabrication du pain était une activité quotidienne. Tous les ménages avaient chacun leur propre four à pain créé avec des pierres amassées dans les champs. Il est à noter que les pains de l’époque étaient en forme de boule. Au fur et à mesure des siècles qui suivirent, la demande croissante de pain dans les régions les plus peuplées de la France permit l’apparition des petites boulangeries. Le but était alors de produire du pain en grande quantité. Toutefois, pour faire tourner une boulangerie, c’est les habitants qui devraient s‘occuper de fournir la farine ou une pâte déjà levée au boulanger. Il suffisait alors au boulanger de cuire le pain dans un four chauffé au bois et au charbon. Dès le début du VIIIe siècle, lorsque Charlemagne était au pouvoir, grâce à la promulgation d’un décret, il ordonna que « le nombre de boulangers soit toujours au complet », et que son lieu de travail soit toujours propre et bien arrangé. Le pain tenait une place importante dans la vie de la population. À cette époque, il était interdit aux boulangers de vendre du pain rassis, trop petit, brûlé ou encore qui ait été grignoté par les souris.
 

Le pain pendant la Révolution française


 
Au XVIIIe siècle, la hausse du prix du pain était l’une des causes de la Révolution française. Sa consommation reflétait la classe sociale des ménages. La fabrication et la vente des pains étaient très réglementées et surveillées. Les nobles pouvaient s’offrir du pain de qualité ou du pain de froment assez coûteux, alors que les pauvres n’eurent droit qu’à du pain de disette fade ou du pain de famine de mauvaise qualité. Par ailleurs, en boulangerie, l’ajout de sel dans la pâte pour la fabrication du pain est une nouveauté. À noter que le sel était encore très rare et coûtait cher à l’époque. En outre, pendant la Terreur, la Convention décréta que « la richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l’égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d’incarcération, de faire une seule sorte de pain : Le Pain Égalité. » Ainsi, depuis la fin de la Révolution française, les boulangers doivent fabriquer du pain d’excellente qualité, que ce soit pour les riches ou les pauvres.

La fabrication du pain en déclin après la Révolution française


 
Après la Révolution française, le Pain Égalité ou le « pain blanc » de froment devient le seul type de pain consommé par tout le monde. Au début du XIXe siècle, les boulangers commençaient à utiliser de la levure de bière pour fabriquer des pains plus légers ayant une forme allongée et pointue qu’on appelle aujourd’hui les baguettes. À partir de 1920, la baguette remplaça la miche de pain dans les foyers français. Vu cet engouement pour la baguette, la plupart des Français abandonnent petit à petit le pain blanc qui est qualifié comme étant de mauvaise qualité et nocif pour la santé, particulièrement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Puis, les années 60 ont été marquées par le retour des boulangers au pain traditionnel de qualité. Grâce à l’évolution et au progrès des équipements de fabrication de pain, les boulangers essaient de retrouver et de proposer dans leur boulangerie des baguettes de pain blanc, fabriquées selon la tradition.
 
 

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