Zoom sur le succès des boulangeries à l’étranger

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posté le 18 Avril 2019 / par Pousstronic

Le bon goût du pain français traverse les frontières. Et ce produit a vraiment des perspectives d’avenir devant lui. Les petits pains et les viennoiseries s’avèrent également être rares hors de nos frontières. Et lorsqu’ils voyagent à l’étranger, ils sont bien évidemment concoctés par des boulangers français. Décidément, qu’est-ce qui empêche nos entrepreneurs de promouvoir leur savoir-faire à l’étranger ?

Ces hommes qui font parler d’eux à l’international

Dans le monde de la boulangerie-pâtisserie, le regretté Philippe Bigot a reçu le surnom honorable du Dieu du Pain de la part des média japonais. L’illustre boulanger s’est installé à Kobe en 1964. Il n’était d’ailleurs pas le seul à avoir exercé ce métier au Japon. Des boulangers français se font encore connaître jusqu’à présent dans ce pays. Les professionnels dispersés dans les quatre coins du monde espèrent que leur habilité soit reconnue par l’Unesco, tout comme l’on a reconnu, en 2017, le savoir-faire d’un meunier néerlandais et d’un pizzaiolo napolitain.

Un succès non évident sans adaptation

Si les boulangers réussissent à s’adapter à la culture de leur pays hôte, ils ont de fortes chances de réussir. Sinon, l’équation risque d’être complexe. C’est le mot d’une personnalité française bien connue à l’international pour sa marque de baguette. Lui-même, ayant exercé le métier pendant 18 ans, il ne possède pas moins de 160 magasins répartis dans 27 pays, et son entreprise implantée en France ne représente qu’un peu plus du quart de l’ensemble de son activité. Il prospère. Mais alors quelles sont les adaptations nécessaires pour prospérer dans ce métier à l’étranger ? Cela dépend du lieu d’implantation, mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut demeurer artisan et savoir déployer sa passion pour pouvoir faire la différence.

La rapidité exigée aux États-Unis

Les Américains sont des habitués des fast-food. Donc, tenez compte de cette condition si vous envisagez d’y implanter votre boulangerie. Beaucoup ont déjà tenté l’expérience et ont conclu que la rapidité est de mise si l’on veut réussir aux États-Unis.

Du croissant au lieu du pain

Si vous exercez ce métier au Cap-Vert, vous pouvez encore vous féliciter. Car le pain français est normalement un produit d’appel, mais ici, ce n’est vraiment pas le cas. Les consommateurs ont une préférence pour le croissant. Alors, dans ce cas, il faudra produire un peu plus de croissants à la française que de baguettes pour ravir la clientèle.

Des ingrédients du pays pour une saveur locale

Oui, mais ne procédez pas ainsi pour tous les produits. Il faut tout de même garder l’originalité de la bonne viennoiserie française. Voici le témoignage d’un boulanger bien connu qui produit des financiers : il a dû ajouter du « matcha » à ses pâtisseries afin de leur procurer une saveur locale. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faille changer vos recettes. Il faut juste trouver le juste milieu entre ce que les locaux apprécient et l’originalité du produit français. Le boulanger ajoute : « Si vous faites des gâteaux au yuzu aux Japonais, ils n’ont pas besoin de vous ! »

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